Conseils de lecture

12,00
par (Libraire)
30 avril 2014

Pour se réprésenter la transition

L'ouvrage annonce dès la première page "qu'à poursuivre dans la voie actuelle, nous allons vers des lendemains qui font peur", mais il ajoute peu après que "le pire n'est jamais sûr" et que s'engager délibérément dans la transition écologique est un moyen pour vivre mieux dans une société moins inégalitaire, plus démocratique et attentive aux besoins de tous.
Rédigé par des économistes, l'ouvrage propose une analyse permettant de se représenter la crise : crise énergétique avec la rareté qui s'annonce, crise des sociétés qui ne mesurent leur santé qu'au moyen du PIB -qui pourtant échoue à assurer le bonheur, crise d'une économie mondialisée et dérégulée, crise politique des gouvernements dont l'horizon se limite à la prochaine élection, crise d'un progrès qui se résume à une croissance désormais impossible, crise d'une agriculture dont le productivisme est soutenu par une PAC mal orientée, crise d'une "consommation massive de biens et services puisant, pour leur production, dans le stock de ressources non renouvelables de la planète".
L'espoir existe, à condition de ne pas lambiner, de ne pas se contenter de faire du Green Washing. Il faudra décider que le capitalisme doit se réformer en profondeur, voire disparaître pour laisser place à une "économie de l'environnement", une économie soutenable capable de maintenir constants les stocks de ressources naturelles. Les auteurs prennent le temps de faire une très synthétique histoire économique depuis les physiocrates du 18e siècle jusqu'aux économistes qui, de nos jours, remettent en cause les indicateurs du PIB, reconnaissent les limites de la biosphère et veulent que nous vivions mieux. Pour mettre en œuvre la transition, ils soutiennent la nécessité d'une planification écologique et d'un contrôle de la finance. Ils espèrent aussi en l'activité de citoyens s'engageant dans des expérimentations locales, et envisagent un nouveau rapport au travail et à l'emploi.
Les données disséminées dans le texte permettent de réfléchir et de prendre conscience de ce que nous gaspillons. Elles sont utiles pour savoir si la mobilité pourra être soutenable, si on pourra verdir le transport aérien, si on peut manger mieux et autrement, si on pourra stocker les énergies renouvelables, comment réintégrer dans les territoires des activités de production délocalisées.
En conclusion, les auteurs affirment qu'on peut réduire notre pression sur les ressources sans réduire notre bien-être individuel et collectif. Que nos techniques sont à même de nous permettre de réorienter nos modes de production. Ils repèrent qu'une transition démographique est en marche, qu'une conscience écologique se développe. Ces quatre points constituant une ouverture à la transition écologique.
Au bout du compte, voici un petit ouvrage de lecture aisée qui aide à imaginer ce que pourrait être la transition écologique. Transition nécessaire car nous habitons la même Terre !


par (Libraire)
25 avril 2014

Divorcé, Erik voit très peu sa petite fille.Un jour où il en a la garde il part en voiture avec elle et ne revient pas. Un périple de quelques jours pour passer du temps avec son enfant au mépris des lois.
Un récit bouleversant, raconté sous la forme d'une lettre à la mère de sa fille, pour expliquer son geste et ses sentiments.
Sous sa plume il raconte ce "road-trip" mais dévoile aussi tout ce qu'il a toujours caché : sa véritable identité. L'histoire de sa famille, son enfance, son passé d'émigré est-allemand.
Une histoire très belle, douloureuse, mélancolique sur une relation père-fille et sur un homme qui se débat avec sa propre existence.


par (Libraire)
19 avril 2014

Séries noires

Ce livre n'est pas une fiction : en 1988, David Simon mène un reportage d'une année pour dresser un condensé remarquable et à peine romancé de sa passionnante plongée au sein de la brigade criminelle de Baltimore.
En 900 pages, nous suivons les inspecteurs sur les scènes de crimes, leur cheminement intellectuel pour résoudre les enquêtes, les interrogatoires, les autopsies du médecin-légiste, les interventions de la police scientifique, les procès.
Mais c'est aussi l'univers plus intime de la brigade qui est exploré, les pressions politiques, les relations entre policiers, les questionnements moraux, des anecdotes à foison et un humour très noir.
Un tableau brut de l'Amérique dont on peine à imaginer qu'il a bien empiré depuis.


23,00
par (Libraire)
19 avril 2014

Dans le cadre de ses études à l'école de police de Stockholm, Olivia planche sur une affaire non résolue suivie à l'époque par son propre père : le cadavre d'une femme enceinte retrouvée sur une plage.
Son enquête va l'amener à croiser un entrepreneur, un ancien flic, des SDF une prostituée... et à de curieuses ramifications avec des événements dramatiques présents.
Un bon polar nordique, enlevé et qui se lit avec plaisir jusqu'à la fin.


Pocket Jeunesse

7,70
par (Libraire)
17 avril 2014

Un roman poignant sur la vie

Tessa a 16 ans. Elle est condamnée par une leucémie et souhaite tout vivre avant la mort! Pour cela, elle se fait aider par sa meilleure amie et ses parents mais surtout par son voisin, Adam.
«Je veux vivre» est le roman poignant et bouleversant d'une jeune fille qui profite des derniers instants de sa vie. Une histoire déchirante qui fait le rapprochement entre la vie et la mort sans tomber dans le pathos.