Édouard Pignon Ostende (1946-1953)
EAN13
9782754109994
ISBN
978-2-7541-0999-4
Éditeur
Hazan
Date de publication
Collection
Catalogues d'exposition
Nombre de pages
168
Dimensions
23 x 23 x 2 cm
Poids
946 g
Langue
français
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Édouard Pignon Ostende (1946-1953)

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Catalogue officiel de l’exposition Édouard Pignon Ostende (1946-1953) au musée des Beaux-Arts de Lyon du  18 mai 2017 au 21 août 2017.
Considéré dès le début des années 1940 comme un coloriste d’une grande sensibilité – influencé par le dessin et la conception de l’espace de Matisse –, regardé depuis l’étranger comme l’un des peintres les plus doués de sa génération, Édouard Pignon (1905-1993) prend son autonomie avec le groupe des «  Jeunes peintres de tradition française  » en faisant, dès l’après-guerre, le choix d’une figuration libre et indépendante. Décidé à prendre ses distances avec la scène artistique parisienne, animé d’un véritable désir de renouvellement de sa peinture, Édouard Pignon s’installe à Ostende au détour d’un voyage en Belgique. Immédiatement séduit par «  l’atmosphère délicate  » du port, le «  bruissement des formes  », le «  balancement léger de la lumière et des voiles  », il esquisse dans la solitude d’Ostende un nouveau mode de production sériel qui marque aussitôt un tournant décisif dans son œuvre, attestant dès lors un style personnel fondé sur une conviction du réel et un lyrisme de l’espace.
 
À travers une sélection d’œuvres issues en partie de collections particulières et rarement montrées, de photographies, de lettres et de documents inédits provenant des archives de l’artiste, ce livre retrace un moment clé de l’œuvre d’Édouard Pignon. Les contributions permettront de redécouvrir la peinture d’un des artistes les plus importants de la modernité, qui a été célébré de son vivant par une rétrospective au Grand Palais à Paris (en 1985). Il offrira en même temps un portrait sensible d’Édouard Pignon, grâce a une série de photographies prises par Agnès Varda dans son atelier en juin 1952 et une contribution du romancier et réalisateur Frédéric Touchard dont le livre Nu Rouge explorait déjà l’œuvre de l’artiste.
 
L’enfance d’Édouard Pignon se déroule dans une petite ville du Nord. À quatorze ans, après son certificat d’étude, il entre comme son père à la mine puis, ne supportant pas la vie au fond, devient cimentier-plafonneur. Il commence très tôt à dessiner dans l’estaminet que tient sa mère en portraiturant ses proches. À son retour du service militaire en Syrie, il prend la résolution de devenir peintre et part pour Paris. Tout en travaillant comme ouvrier dans diverses usines, il suit les cours de peinture de l’École du boulevard Montparnasse, ceux de l’École Germain Pilon puis s’inscrit à l’Université ouvrière. Cet apprentissage se fait en parallèle d’un engagement politique qui lui permet de se rapprocher des milieux intellectuels, notamment à travers l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires. Pendant plusieurs années, tout en gagnant sa vie comme retoucheur en photographie, lithographe ou metteur en pages, il participe à de nombreuses expositions de groupe et approfondit sa connaissance des grands maîtres au Louvre. En 1939, il montre sa première exposition personnelle, à Paris, à la Maison de la culture, rue d’Anjou, présentée par Marcel Gromaire. Membre de la «  Jeune peinture  », soutenu par la galerie de France, il peut en 1942 pleinement se consacrer à son œuvre qui, dès l’après-guerre, connaît un tournant décisif. Libéré de la grille cubiste, son travail est désormais porté par la volonté de cerner plus profondément le réel et de le faire vivre sous sa main. À contre-courant des tendances dominantes de son époque, il affirme dans les années cinquante son attachement à la figuration en même temps qu’il privilégie un mode de production sériel où la construction de l’espace, l’articulation des formes et la question de la couleur restent ses préoccupations essentielles. Passionné d’histoire, intéressé par l’analyse esthétique, il publie La Quête de la réalité en 1966 et Contre-courant en 1974, textes d’entretiens où il expose ses réflexions et ses choix artistiques. Montré régulièrement en France et à l’étranger, son travail se trouve consacré par une rétrospective au Grand Palais, à Paris, en 1985.
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