o n l a l u

http://www.onlalu.com/

o n l a l u est un site de critiques et d'informations littéraires animé par une rédaction et ouvert aux internautes.

Nous avons rendez-vous

Marie Dorléans

Seuil jeunesse

14,50
12 mai 2019

Un peu de magie dans le quotidien

Une nuit, deux enfants sont réveillés par leurs parents : ils se lèvent sans
bruit, sans se plaindre, comme si tout était déjà décidé. Ils ont « rendez-
vous » : mais avec qui, avec quoi, au juste ? Le jeune lecteur ne le saura
qu’à la fin, tandis que l’adulte commence à deviner… sans pour autant que cela
ne le dérange. L’essentiel n’est pas dans le rendez-vous, mais bien au cœur du
chemin.
Chaque double-page correspond à un paysage, un tableau nocturne : celui du
village endormi, de la dernière maison, de la forêt, de la lente ascension…
C’est l’été, il a fait chaud dans la journée, l’air est lourd. Les grillons et
les sauterelles chantent encore dans l’ombre, la nuit sent l’iris, le
chèvrefeuille. Tout en douceur, grâce à des dégradés de bleu, les faisceaux
lumineux guident les personnages et le lecteur lui-même : un lampadaire - qui
n’est pas sans rappeler les « bleus becs de gaz » de Verlaine, une fenêtre
éclairée, une lampe-torche, les fenêtres du train, la lune, les étoiles… Voici
ce que l’auteure-illustratrice s’est plu à représenter, afin de transformer
cette promenade en véritable événement.

Réalisées à l’encre et à la plume, les dessins fourmillent de détails en
restant très simples et accessibles ; ils rendent hommage à la nature
paisible, silencieuse, qui cache des animaux. Le lecteur attentif saura les
repérer : un blaireau, un cerf, un lièvre, un renard… Avec sensibilité et
délicatesse, Marie Dorléans dépose un peu de magie dans le quotidien. Elle a
reçu le Prix Landerneau 2019.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Venise à double tour
12 mai 2019

Autoportrait Vénitien

Ne vous laissez tromper ni par le titre ni par la couverture. Ce livre ne
parle pas de Venise. D’ailleurs Jean-Paul Kauffmann lui-même s’en défend. Tout
a été écrit ou presque sur cette ville dont Casanova disait qu’elle était «là-
haut ». Même Stendhal s’y est cassé les dents « Il ne me vient que des
superlatifs sans grâce... »

Non, le sujet de ce livre, c’est Kauffmann lui-même.
Il s’est mis dans l’idée de visiter les églises fermées de cette ville qu’il
connaît, qu’il aime intimement et dans laquelle il s’est installé plusieurs
mois. Pourquoi ce projet ? Par curiosité ? Oui mais pas seulement. Pour se
fixer un défi ? Oui, un peu. A dire vrai Jean-Paul Kauffmann ne sait pas bien
répondre à cette question et lui-même, comme le lecteur, s’en fiche un peu. En
fait, c’est une sorte de Graal que poursuit l’auteur.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Déployer
19,00
12 mai 2019

Le sens de l'histoire

Douna Loup publie un objet littéraire audacieux : un coffret de sept livrets
non reliés que l’on peut lire dans n’importe quel ordre. Elle n’est pas la
première à proposer un tel dispositif, en 1969, l’écrivain anglais B.S.
Johnson publiait ainsi « Les Malchanceux ». Douna Loup mise sur la liberté du
lecteur, invité à tracer lui-même son parcours de lecture. Et ça marche : on
se laisse porter d’un chapitre à l’autre, envoûté par le style de l’auteure
qui raconte sous des angles décalés l’histoire d’une femme tiraillée entre
deux hommes, s’interrogeant sur la sexualité et la liberté dans le couple. Une
vie d’amoureuse, de mère et de fille qui se répondent au fil de l’écriture et
du temps.

Elly vit à la campagne avec Danis et leurs deux filles adolescentes. Elle n’a
pas encore quarante ans, mais son couple connaît des turbulences : trois ans
auparavant, elle a trompé Danis puis la situation s’est inversée ; devant
l’infidélité de ce dernier, Elly est pétrifiée par le risque de naufrage de
son couple.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

AU NOM DU BIEN

Éditions Gallmeister

22,60
5 mai 2019

Plus noir que noir

La religion a fait de Jake Hinkson quelqu’un de féroce. Là où il a grandi, au
nord de l’Arkansas, au pied des monts Ozark, le prêcheur du coin dicte à
chacun son agenda et sa conduite, à l’égal du sheriff ou du maire. L’exemple
de son propre père, pasteur baptiste, l’a profondément marqué. Depuis, cet
écrivain d’apparence discrète et réservée est parti respirer l’air de Chicago.
Mais à 44 ans, il reste hanté par ces communautés fondamentalistes où l’homme
de Dieu se mêle de morale, de politique et de sexe. Leur atmosphère étouffante
lui a déjà inspiré trois livres sans complaisance, virulents même, servis par
une maîtrise impeccable des mécanismes du roman noir. Et il a gardé de la
colère en réserve.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u

Yoga pour randonneur
5 mai 2019

Suivez le guide !

Quand on ne fait pas de yoga, la surprise de recevoir un ouvrage intitulé «
Yoga pour randonneur » est totale. D’autant que la pratique de la randonnée,
chez moi, se limite à avoir une bonne paire de chaussures « au cas où ».
Marches contemplatives, flâneries, promenades nez au vent, circuits avec les
copines pour découvrir un arrondissement riche en architecture art-déco, ou
pour se conformer au rituel « entre mer et terre » des marais salants de
Guérande sont plus dans mes cordes.

Autant dire que le deuxième ouvrage de Bénédicte Opsomer et Pascal Jover,
après « Yoga pour Runner » (Editions la plage) s’apprêtait à connaître le sort
peu enviable de quelques compagnons cartonnés, en pile d’ouvrages à lire
après…une vingtaine d'autres.

Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u