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CHOCOLAT

Felder, Christophe

La Martinière

35,00
20 mars 2013

Pour les fondus de chocolat

Ce gros livre va faire fondre tous les amoureux de chocolats avec 200 recettes mêlant grands classiques et recettes originales. Chacune est illustrée par une série de photos qui décomposent les gestes. Les proportions, la chaleur et les temps de cuisson sont très précis. Cela est nécessaire pour réussir et rassurera ceux qui sont inquiets de se lancer dans ces préparations toujours risquées. Evidemment c'est un beau livre et il vaut le prix d'un beau livre : 35€. Pour ceux qui trouvent cela cher, qu'ils sachent que cela représente moins de 10 pots de Nutella taille familiale. Comme justement il y a une recette de pâte à tartiner, les gourmands s'y retrouveront rapidement!

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Comment cuire un oeuf / à la coque, dur, poché, brouillé, au plat, au four, à la vapeur : Rose Baker
20 mars 2013

Comment cuire un oeuf ? Là est la question

Après tout, laissons aux Anglais la cuisson des oeufs. Depuis le temps qu'ils en mangent tous les matins, ils doivent savoir les préparer! Et de fait c'est bien le cas. 84 recettes qui mettent les oeufs dans tous leurs états, aussi bien pour le petit déjeuner que pour un repas et bien sûr pour le thé. Vous découvrirez la recette des oeufs écossais, du sandwich à l'omelette et plus typique encore celle de l'Eton Mess, un dessert traditionnel lié au fameux collège, à base de fraises, de crème fouettée et de meringues écrasées. Exciting isn't it ? De très jolies illustrations font de ce livre un objet aussi dépaysant que plein de charme.

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Quelques corps parmi les morts, récit
18 mars 2013

Mon premier mort

On connaissait Michel Richard pour ses éditos dans le Point, dont il est directeur délégué de la rédaction. Nous le découvrons aujourd'hui dans ce récit intimiste, personnel, touchant. Etre confronté à la mort, ou plus précisément au corps d'un mort, voilà quelle était sa hantise depuis toujours. Aussi longtemps qu'il l'a pu, il s'est dérobé. Et puis un jour, alors qu'il ne s'y attendait pas, il fut " piégé " par un ami auquel il rendait visite: lorsqu'il arriva à l'hôpital, celui-ci venait de mourir.  Sa famille était là. Impossible de s'échapper, sous peine de passer pour lâche ou insensible. C'était, comme il le dit lui-même, son premier mort. Il avait près de soixante ans. Confronté à ce qu'il avait toujours redouté, réussissant à surmonter cette frayeur, Michel Richard peut enfin s'interroger sur l'origine de cette peur. Dans ce récit, il ne triche pas, cherche les mots les plus précis pour décrire ce qu'il ressent, pour traquer l'origine de son angoisse. Inévitablement il se tourne vers son enfance marquée par la mort de son père alors qu'il n'a que quinze mois.  Commence alors une digression sur cette absence, sur ce vide de père autour duquel il a grandi, puis s'est construit. Il se rend compte que son sujet lui échappe et c'est justement la force et l'intérêt de ce texte: voir  l'auteur  se faire voler son sujet par sa propre histoire.  Cela aurait pu être narcissique, psychanalytiquement barbant ou larmoyant; c'est au contraire concis, sobre, élégant et subtile.

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Les deux messieurs de Bruxelles
18 mars 2013

Eric Emmanuel Schmitt, le Monsieur de Bruxelles

La philosophie mène à tout, même à une carrière d'écrivain populaire. Théâtre, romans, nouvelles: Eric-Emmanuel Schmitt passe d'un genre à l'autre avec habileté. Ses livres sont presque tous des best-sellers, ses pièces font le plein des salles... Rencontre avec un auteur heureux et joyeux. **Lorsque vous étiez professeur de philosophie, rêviez-vous déjà de devenir écrivain?** Oh oui. Je me souviens d'avoir vu à 10 ans Cyrano de Bergerac avec Jean Marais. Je me suis dit, plus tard, je veux faire pleurer les gens. Je veux devenir Edmond Rostand! Et c'est donc par le théâtre que j'ai commencé. Ma première pièce a remporté un succès d'estime, puis la deuxième, " Le visiteur " a été un triomphe. Elle a gagné 3 Molière, a été jouée 600 fois et est représentée aujourd'hui dans le monde entier. J'ai alors donné ma démission de l'Education nationale! **Le passage du théâtre au roman s'est-il fait naturellement?** Oh non, il fut très douloureux. Contrairement au théâtre, dans le roman, vous n'avez plus aucune contrainte. Et au début, cela m'a totalement inhibé. Pendant sept ans, j'ai écrit, et réécrit un livre. Et j'ai été sauvé par le vol de mon ordinateur. J'ai donc dû recommencer ce récit, en ne gardant que l'essentiel et ce fut " L'Evangile selon Pilate ", un entretien entre Freud et Dieu. Freud ne croyait pas en Dieu et j'imagine que Dieu ne croirait pas en la psychanalyse. Ils avaient donc beaucoup de choses à se dire! **Ce roman a également eu une importante répercussion dans votre vie. **C'est vrai. Je suis d'une famille athée. Et lorsque j'ai lu les quatre évangiles à la suite, cela ma passionné. Et m'a montré peu à peu le chemin vers le christianisme. Je suis devenu croyant et chrétien. D'ailleurs la spiritualité comme la philosophie irriguent toutes mes fictions. **Il ne manquait que le cinéma** La quarantaine passée, le cinéma qui était aussi un rêve d'enfant, a commencé à me faire les yeux doux. J'ai réalisé " Odette Toutlemonde ". C'est formidable, car on profite du talent des autres. C'est un grand plaisir mêlé d'angoisse. **Vous avez écrit un essai, " Ma vie avec Mozart ". Quelle place tient la musique dans votre vie? **Voilà encore une chose que j'aurais rêvé d'être, compositeur. La musique tient une place quotidienne dans ma vie. Je peux passer une journée sans lire ni écrire, mais pas sans écouter de la musique

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Cette nuit-là, roman
19,00
18 mars 2013

La nuit de tous les dangers

Cette nuit-là, la dernière de leur oncle bien-aimé, deux sœurs revivent leur passé et affrontent le présent. Cette nuit-là ne tolère plus les faux- semblants, mais sonne plutôt l'heure des règlements de compte. Après cette nuit-là, plus rien ne sera pareil, car aussi loin qu'elles s'en souviennent, depuis le divorce de leurs parents, la dépression de leur mère et la désertion du père, l'oncle Paul leur servait de tuteur, au propre comme au figuré. Unité de temps (cette nuit-là), unité de lieu (la maison familiale), sujet souvent traité (la mort d'un être cher), le pari était difficile. Et pourtant Gila Lustiger le relève haut la main. Parce que rien n'est prévisible dans ce récit, que ses personnages sont infiniment plus complexes qu'il n'y paraît, et que la nuit réservera son lot de surprises et de confidences. L'aînée, Tania, DRH dans une grande banque, qui affiche une réussite aussi bien matérielle que privée, révèle à sa sœur qu'elle a un amant. Explosé le couple modèle. Lisa, révoltée et parfois inconséquente, est perpétuellement en colère. Contre qui, contre quoi ? Pas certain qu'elle le sache elle-même. La mère, ancienne jeune fille gâtée transformée en vieille femme aigrie, n'a pas toujours été aussi pathétique et désemparée. Quant à l'oncle, tyran aimant et tout-puissant, il règnera sur ces pages comme sur sa sœur et ses nièces, jusqu'à son dernier souffle. Gila Lustiger signe un très beau roman dans lequel elle nous raconte l'histoire de la vie et donc de la mort, mais ce n'est jamais dramatique, ni même triste.

Article paru dans ELLE

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