Elizabeth P.

Les Oubliés du dimanche, Prix Choix des libraires Littérature 2018

Prix Choix des libraires Littérature 2018

Le Livre de Poche

7,90
17 juillet 2019

Justine est aide-soignante aux Hortensias, une maison de retraite. Elle aime son métier, ses retraités, et particulièrement Hélène, dont elle écrit la vie sur un cahier bleu.
Ainsi se mêlent la vie de Justine et celle d’Hélène.

J’ai beaucoup aimé ce livre, l'histoire, ses personnages.
L’écriture est naturelle, fluide, tout est amené par petites touches légères, même quand les faits sont graves. Une grande sensibilité se dégage de ces pages que j’ai dévorées.
J’ai tout visualisé. Les Hortensias, pépé et mémé, Jules, le Paradis, le café de Lucien et d’Hélène...
Comme si je voyais un film. Et j’ai vraiment aimé ce film là.
Sûr que je vais lire "Changer l’eau des fleurs" maintenant !

Magnin Martine

Fauves Editions

18,00
13 juillet 2019

Une petite fille, Jenny, vit avec sa jeune mère et sa grand-mère. Quand arrive M, l’amant de sa mère, sa vie bascule.
Elle raconte avec délice, le Montmartre des années 50.
Étrangement, j’ai l’impression d’avoir déjà lu cela.
Et puis, dans ce petit appartement, un gros fauteuil derrière lequel Jenny se cache pour échapper à Monsieur M.
Mais je connais ce fauteuil. J’ai déjà vu cette enfant apeurée se blottir derrière.
Et plus ma lecture avance, plus je suis sûre de connaître cette histoire.
Pourtant, le titre ne me dit rien.
Mais cette mère complice qui laisse tout faire, cette grand-mère fantasque qui ne vaut pas mieux, ce procès…
Et là, ça me revient, j’ai lu le manuscrit d’un livre intitulé «Mensonges et faux semblants », et après recherches, il s’agit bien du même livre.
C’est étrange tout cela, mais ça n’enlève rien à l’émotion que j’avais ressentie à la première lecture et qui est restée intacte.
La non implication et le silence des adultes face aux maltraitances des enfants est toujours aussi criminelle et impardonnable.
Par bonheur, Martine Magnin s’en est bien sortie.

La libraire de la place aux Herbes
, Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es

Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es

J'ai Lu

7,10
11 juillet 2019

Nathalie est prof de lettres, son mari, architecte. Ils quittent Paris pour s’installer à Uzès, où elle rachète une librairie.
Chaque rencontre avec un client est une aventure. Elle nous en présente neuf.
Les échanges sont riches tant au niveau lecture qu’au niveau humain.
Comme Mickaël Uras dans « Aux petits mots les grands remèdes », la lecture devient une bibliothérapie qui aide le lecteur à avancer dans la vie.
Comme tous les livres qui sont une ode à la lecture, ce livre est bien évidemment sympathique.
Mais, Nathalie a un petit côté « madame je sais tout », « madame j’ai tout compris », donneuse de leçons, qui est plutôt agaçant.
Tout semble trop beau et trop facile dans sa vie et dans ses rapports aux autres.
Ceci dit, ça doit être vraiment sympa de rencontrer une libraire aussi ouverte et disponible qu’elle.

Un jour comme les autres
4 juillet 2019

Eric Deguide est un journaliste réputé. Il mène des combats sans merci pour le respect des droits de l’homme.
Il disparaît brutalement, laissant pendant deux ans sa compagne Emily dans le chagrin, le désarroi, la colère.
C’est complètement prenant et passionnant.
Une écriture aérée et de courts chapitres nous mènent de page en page sans avoir envie d’arrêter.
L’auteur mêle aux personnages de fiction des personnages réels comme Alain Lallemand, journaliste au journal belge, Le Soir.
De même, il s’inspire d’une histoire vraie d’exportation de marchandise militaire en Arabie Saoudite par le Canada.
Il entretient un savant dosage pour tenir le lecteur en haleine.
- L’avancement de l’enquête, par Emily, par la police, par des journalistes proches d’Eric Deguide.
- La personnalité des personnages, en particulier d’Emily, en qui on a toute confiance au début et dont on doute ensuite
- Les rebondissements et les liens avec d’étranges meurtres
- ………..
Paul Colize a une très belle plume. On le lit avec délectation.
Son travail de recherche est sérieux et captivant.
Un plus. Il est beaucoup question d’opéra dans ce roman et il est présenté comme tel, en quatre actes, avec une présentation des personnages en première page.
Et tant qu’on y est, encore un autre plus : ces passages dans une petite ville du bord d’un lac italien où tous les personnages sont sympathiques et où le décor est enchanteur, tempérant un peu la noirceur de l’enquête.
C’est donc un excellent roman, et Paul Colize est un auteur à suivre.

Les rêveurs

Le Livre de Poche

7,70
3 juillet 2019

J’aime beaucoup Isabelle Carré. Je la trouve jolie, bonne actrice, sympathique, malicieuse….
En la voyant, on n’imagine pas ce qu’elle trimbale derrière elle.
On a toujours tendance à imaginer que les gens beaux et célèbres ont tout pour être heureux.
Mais combien vivent avec leurs blessures.
Dans ce livre, elle se raconte et raconte ses parents.
Alors je suis assez mitigée.
D’abord, l’écriture est brouillonne, et pas extraordinaire
On ne sait pas toujours qui parle (tantôt JE, tantôt Elle), ni de qui elle parle.
Ҫa saute dans le temps et dans les personnages.
Ses parents sont particuliers, certes, mais ça m’a gênée qu’elle mette ainsi leur vie privée en étalage.
J’y ai vu une forme d’indiscrétion et d’indécence qui m’a dérangée.
Elle parle plus d’eux que d’elle.
Malgré leurs faiblesses elle semble les aimer, et je ne comprends pas vraiment le sens de sa démarche qui ne donne pas d’eux une image favorable.
Je préfère nettement Isabelle Carré actrice à Isabelle Carré écrivain.